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On entend souvent les maîtres de la terre jurer au nom de « Gaïa », lorsqu'il évoque leur terre mère. Mais connaissez-vous l'histoire qui a valu a cette femme un tel titre ? Elle remonte à il y a plusieurs centaines d'années, avant que les Cyssan ne se séparent du contient principal...

En ce temps-là, ce clan vivait reclus dans les Amel BeorgMontagnes Cénosia, utilisant leur maîtrise de la roche et du sol unique à cette période pour garder à l'écart les éventuels envahisseurs. Seules les femmes, guerrières du village, étaient autorisées à apprivoiser ce don, qui était considéré comme un présent de Regirock, réservé à l'élite. L'initiation était de ce fait très limitée : seules les futures grandes combattantes qui avaient fait leurs preuves au cours de plusieurs batailles étaient autorisées à suivre la formation qui permettait d'apprendre à manier la terre à volonté. Lorsqu'elles obtenait ce droit, elles étaient alors nommées ÊohIf (l'arbre).

Après un raid violent contre leur peuple qui fit de nombreux morts et davantage de blessés, le clan Danelaw vint chercher refuge auprès des habitants des montagnes. Ceux-ci les accueillirent, à condition que les nouveaux venus acceptèrent de leur donner une partie de leur récolte en échange de la protection offerte par les Êoh. Les survivants Danelaw s'installèrent alors dans la Gærstún RéngeswinPrairie Chantepluie, et prospérèrent pendant de nombreuses années sous la garde de leur suzerain.

Un jour, la jeune Gaïa Danelaw fut responsable de ramener une partie de la cueillette de la journée au village Cyssan. Aidée par son fidèle destrier qui portait deux lourds sacs de pommes, la demoiselle se lança dans la traversée de la montagne. C'était un chemin qu'elle connaissait bien, et qui était emprunté presque tous les jours par les membres des deux clans alliés. Toutefois, la connaissance du terrain ne put l'empêcher de se faire surprendre par un éboulement. Lorsque les pierres foncèrent sur le duo, la jeune fille leva instinctivement les mains pour protéger son Tiboudet et elle-même, et pu constater sous ses yeux ébahis que les rochers déviaient leur trajectoire, respectant sa volonté. Elle arriva au village sans plus d'encombres et légèrement sous le choc, mais ne parla à personne des capacités qu'elle s'étaient découvertes, de peur des représailles qu'elles pourraient impliquer.

Pendant les années qui suivirent, Gaïa s'entraina en secret à son art avec l'aide de son compagnon. Personne ne suspecta ses activités, jusqu'au jour où elle dut utiliser ses pouvoirs pour sauver une famille dont la maison avait été victime d'un effondrement de terrain. Ses peurs se matérialisèrent lorsqu'elle fut présentée devant le conseil des hommes sages, les AcChêne, qui jugèrent que son animal de compagnie était la cause de ce larcin, et qu'il devait donc être abattu.

La jeune femme fut enfermée dans une prison en bois en attendant l'exécution de son ami et son propre jugement. Seule dans la geôle, elle se lamenta sur son sort, se demandant ce qu'elle pouvait faire pour sauver son compagnon. Malheureusement, la boîte était épaisse et bien construite, et il lui était impossible d'appeler l'aide de la terre extérieur pour la délivrer. En observant les formes des cadenas et des chaînes qui l'empêchaient de s'échapper, elle nota qu'il ne lui aurait fallu qu'un morceau de roche, si infime soit-il, pour parvenir à les briser. Ne sachant que faire d'autre, elle se mit à se concentrer corps et âme dans le seul but de créer une pierre à partir du vide. Elle passa la nuit à renouveler tentative après tentative, en vain. Quand le Soleil se pointa sur l'horizon, le désespoir commença à l'ensevelir. Au grands maux, les grands remèdes : sachant qu'elle ne pourrait pas créer de roche à partir de rien et que le bois était une matière qui lui était trop inconnue pour parvenir à quoi que ce soit, elle se concentra sur sa main gauche, souhaitant la rendre aussi solide que sa terre mère.

Seule dans sa prison, elle vit d'abord ses doigts brunir, puis changer de consistance alors que sa peau, ses muscles, son sang et ses os se transformaient en pierre. Petit à petit, l'infection gagna l'intégralité de sa main, puis son bras. Désormais équipée d'une nouvelle arme, elle l'utilisa pour briser les chaînes de sa prison, et se dépêcha jusqu'à l'abattoir où avait lieu l'exécution de son ami. Elle pénétra la pièce sous le regard ébahis des Ac présents, son épaule désormais de pierre également, et renversa sans difficultés les gardes qui bloquaient son chemin, et enlaça sa monture, lui promettant qu'elle ne laisserait personne lui faire du mal. Vaincus, les personnes sortirent de la pièce pour aller chercher des renforts, la laissant seule avec son animal.

Au bout de plusieurs très longues minutes, Gaïa se redressa, prête à affronter ce qui l'attendait à l'extérieur, et avec la ferme intention de s'échapper de cet endroit. N'ayant aucun contrôle sur sa métamorphose, cette dernière se répandait petit à petit dans son corps, gagnant lentement son torse. Dehors, les Êoh l'attendaient, en demi-cercle devant la porte de la bâtisse. Derrières elles se tenaient les Ac, ainsi que plusieurs habitants probablement trop curieux pour leur propre bien. Gaïa se mit en garde, prête à riposter avec tout ce qu'elle avait.

Toutefois, plutôt que de lancer l'assaut, la cheffe des Êoh leva ses mains devant elle, signifiant qu'elle ne voulait pas se battre contre la jeune fille. Elle s'avança prudemment vers Gaïa, et s'arrêta à moins d'un mètre d'elle. « Que t'es-t-il arrivé ? » demanda-t-elle simplement. Prise au dépourvue par la tournure des événements, Gaïa expliqua que dans son désespoir, elle avait changé son bras en pierre, et que le reste de son corps se transformait depuis. Les femmes se dévisagèrent un instant, puis l'Êoh, suivie de son escadron, s'inclina devant Gaïa, dont la jambe gauche était également mutée. « Tu as reçu le don de Regirock, expliqua-t-elle. Comme lui, ton corps est fait de roche ; tu t'es affranchi de ton être physique pour ne devenir qu'un avec la terre, tel un dieu. Pardonne-nous de s'en être pris à toi, et, si tu nous en juges digne, enseigne-nous les techniques du Roi de la Montagne. »

Pendant les années qui suivirent, Gaïa perfectionna sa technique en tant que cheffe des Êoh et élue de Regirock, jusqu'à finalement être capable de transformer l'intégralité de son corps en pierre, à volonté. Seul son avant-bras gauche resta figé pour le reste de sa vie, créant la tradition pour les soldats de l'armée terrosienne de porter un gantelet brun à leur main gauche. Son influence permit d'élargir l'enseignement de la maîtrise de la terre à tous ceux qui se découvraient le don, rendant cette habilité plus populaire et permettant au clan de prospérer davantage en se reposant sur ces techniques. Lorsque Gaïa sentit ses dernières heures venir, plutôt que d'attendre la mort, elle se rendit au plus haut sommet de l'Amel Beorg, et transforma tout son être en pierre, jusqu'à son cœur, s'immortalisant dans une statue de marbre pour s'unir à sa terre mère. Des siècles plus tard, après l'attaque d'Électhor au Donjon de Celosia, sa statue, toujours intacte malgré les assauts de la pluie et du vent, y fut déplacé pour protéger les lieux.

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