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- Merci à Nyr Lawliet pour sa coopération sur cet article.


Dans un petit quartier de la ville d'Omashu, un grand-père se reposait tranquillement dans sa chaise en osier, jusqu'à ce qu'on vienne cogner à sa porte. Avant même qu'il ait pu se lever, deux enfants agités déboulèrent dans la pièce, brisant son calme, suivis de leur père.

« Je te les confie, demanda l'adulte, prends soin d'eux. — Ne t'en fais pas, je les surveille, rassura l'aîné, tu peux partir travailler sans aucun souci. » Avant de quitter les lieux, le père des bambins s'approcha du vieil homme, et lui chuchota discrètement : « Tu peux leur raconter une de tes histoires, Papa ? — Je veux bien, mais laquelle ? » répondit le concerné tout aussi doucement. L'homme sourit avant de donner une tape sur le dos de son paternel : « Je ne sais pas, mais je te fais confiance pour en trouver une, tu en as tellement. » Puis il quitta la maison sur ces mots, après avoir fait promettre à sa progéniture d'être sage.

Leur père partit, les enfants recommencèrent à s'agiter, jusqu'à ce que l'aînée les interpelle. « Venez ici mes petits, je vais vous raconter une histoire. » Il n'en fallut pas plus pour attirer leur attention ; ils se rassemblèrent auprès de la grande chaise en osier dans des cris de joie, excités à l'idée d'entendre une autre aventure de leur grand-père.

« Cette histoire se passe dans cette même ville, à une époque où ni vous, ni même votre père n'étaient encore nés. Le héros de notre histoire s'appelle Ike, et à cette époque, il ne devait avoir guère plus de vingt-et-un ans. C'était un amateur des combats de rue, avec un style similaire à ceux des Tygnon. Un soir, on arrangea pour lui un duel contre un pratiquant du style de Kicklee. Avec aucune défaite à son actif, Ike était confiant en sa victoire, même s'il était conscient qu'affronter une personne dont les techniques étaient inspirées de l'animal rival du sien ne serait pas aisé.

Son arrogance entraîna sa perte, et Ike essuya sa première défaite ce jour-là. Il resta un moment dans l'arène improvisée, au sol, sur le dos, le regard hypnotisé par quelque chose dans le ciel. Plus il le regardait, moins il faisait attention aux alentours. Il finit par lever la main, pointant du doigt les petites lumières qui brillaient bien haut dans la voûte noire, et se mit à penser que s'il reliait cette étoile avec sa voisine, il voyait un Rapion, alors que d'autres formaient ce qui semblait être un Luxray...

Une très longue année plus tard, après un travail laborieux, Ike finit par réussir à trouver des concordances pour chaque élément dans le ciel. Il nomma ces blocs d'étoiles « constellations », qui étaient au nombre de douze : celle du Wattouat, du Tauros, du Qulbutoké, du Krabboss, du Luxray, du Gardevoir, du Roserade, du Rapion, du Galopa, du Bastiodon, du Tortank et du Magicarpe. Il y en avait une autre aussi, un peu à l'écart des autres, qui ressemblait à un Arbok, mais l'homme jugea qu'elle ne devait pas être aussi importante que les autres.

Ike, fier de son travail, montra le fruit de ses longues recherches au Chef de la Confrérie du Savoir de l'époque. Si ce dernier trouva son étude intéressante, il hésita tout de même à l'officialiser, clamant que tout cela pouvait être une simple coïncidence. Le jeune homme, qui n'allait pas laisser toutes ces heures d'analyse être vaines, se lança dans un des discours les plus éloquents de sa vie. Il commença par rappeler que les étoiles appartenaient à la voûte céleste, et que c'était Rayquaza, le Gardien du Ciel qui avait empêché que le combat entre Kyogre et Groudon ne persiste. Sans son intervention, le duel serait toujours en cours et jamais les hommes ou les Pokémon n'auraient pu prospérer. Il expliqua que les étoiles appartenaient au domaine du Dragon de Légende, et que leur présence dans notre ciel était sans doute un signe de sa part. Pour finir, il souligna que l'année était divisée en douze mois, ce qui correspondait au nombre de constellations trouvées, et que cela ne pouvait pas être qu'une simple coïncidence. Convaincu, le sage accepta la requête du guerrier et assigna à chaque mois une constellation, de façon à ce que ceux nés dans cette période soient protégés par leur animal guide choisi par Rayquaza.

Et ceci marque la fin de l'histoire. »

Les enfants clignèrent des yeux, sortant de l'état hypnotique dans lequel le conte de le grand-père les avait plongés. « C'est tout ? » tenta l'un d'eux, mais il ne fut gratifié que d'une tape sur la tête pour toute réponse. « Papy, demanda l'autre, c'est quoi la constellation qui correspond au mois de ma naissance ? — Tu es né le quatrième mois, c'est donc celle du Magicarpe, » expliqua l'aîné. « Magicarpe ? Mais c'est nul ! » réagit le concerné, déçu. Sans attendre, son frère enchaîna : « Ouais, tu es nul ! Et moi Papy, c'est quoi la mienne ? » L'aïeul rigola, avant de répondre, simplement : « vous êtes jumeaux, donc toi aussi tu es un Magicarpe. » Les jeunes se dévisagèrent un moment, avant de continuer à questionner leur mentor sur ses histoires. « Et toi Papy, tu es quoi ? — Moi ? Je suis de la constellation du Luxray. »

« Et moi de celle du Bastiodon ! » réagit une voix derrière eux. Les enfants se retournèrent brusquement, avant de sauter de joie dans les bras de leur père. Alors que les petits s'accrochaient à lui, il sortit de sa poche deux présents récupérés de sa boutique. « Tenez, pour vous récompenser d'avoir été sages et gentils avec Papy, je vous ai fait des toupies. Une en forme de Carapuce pour toi, dit-il en tendant la première, et pour toi, une qui ressemble à un Tortipouss. » Les gamins saisirent les babioles, heureux, et se dépêchèrent de sortir pour pouvoir s'amuser avec leur nouveau jouet.

Lorsque le calme tomba dans la pièce après leur départ, l'adulte s'avança vers son sénior. « Papa ? — Oui ? — C'était une bonne idée de leur avoir raconté ton histoire, je savais que tu en trouverais une sans problème. — Moi ? Je leur ai raconté mon histoire ? Je ne suis qu'un pauvre vieil homme, » répliqua l'aîné, avant de se balancer dans sa chaise, avec un petit sourire au coin des lèvres. « La modestie ne te convient pas bien, très cher Ike Walker, » répondit son fils, en lui rendant son sourire.

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